Main courante : est-elle obligatoire dans tous les types d’escaliers ?

L’installation d’une main courante dans les escaliers représente un enjeu majeur de sécurité et d’accessibilité dans le secteur du bâtiment. Cette problématique concerne aussi bien les professionnels de la construction que les particuliers, car elle touche directement à la prévention des chutes et à l’amélioration de la circulation verticale. En France, la réglementation en matière de mains courantes s’appuie sur plusieurs textes normatifs qui définissent précisément les obligations selon le type d’escalier et sa destination. Ces dispositions légales évoluent régulièrement pour s’adapter aux nouveaux enjeux d’accessibilité universelle et aux retours d’expérience des accidents domestiques et professionnels. Comprendre ces exigences réglementaires permet d’éviter les non-conformités et de garantir la sécurité des usagers dans tous les environnements bâtis.

Réglementation française sur les mains courantes selon le code de la construction et de l’habitation

Article R111-5 : obligations pour les escaliers de plus de trois marches

L’article R111-5 du Code de la construction et de l’habitation constitue la base réglementaire fondamentale concernant l’installation des mains courantes. Ce texte établit clairement que tout escalier comportant plus de trois marches doit être équipé d’au moins une main courante. Cette disposition s’applique indistinctement aux constructions neuves et aux rénovations lourdes, engageant ainsi la responsabilité des maîtres d’ouvrage et des professionnels du bâtiment.

La portée de cet article s’étend à l’ensemble des typologies d’escaliers, qu’ils soient droits, hélicoïdaux ou à vis. L’obligation de main courante concerne également les escaliers extérieurs, particulièrement exposés aux conditions climatiques défavorables. Cette exigence légale vise à réduire significativement les risques de chute, première cause d’accident domestique en France avec plus de 11 000 décès annuels selon les statistiques de Santé Publique France.

Norme NF P01-012 : spécifications techniques des dispositifs de préhension

La norme NF P01-012 définit avec précision les caractéristiques techniques que doivent respecter les mains courantes pour garantir leur efficacité et leur sécurité d’usage. Cette norme impose notamment un diamètre de préhension compris entre 30 et 50 millimètres pour permettre une prise en main optimale. La section circulaire ou ovale constitue la forme recommandée, offrant le meilleur compromis entre confort d’utilisation et résistance mécanique.

Les spécifications incluent également la continuité du dispositif de préhension, qui doit s’étendre sur toute la longueur de la volée d’escalier avec un prolongement horizontal d’au moins 300 millimètres aux extrémités. Cette continuité évite les ruptures dangereuses dans l’appui et facilite l’approche et la sortie de l’escalier. La fixation doit garantir une résistance minimale de 150 daN en effort horizontal, testée selon les protocoles d’essai définis par la norme.

DTU 36.1 : exigences constructives pour les escaliers en bois

Le Document Technique Unifié 36.1 spécifie les règles de construction des escaliers en bois et leurs dispositifs de sécurité associés. Ce référentiel technique impose des contraintes particulières pour les mains courantes en matériaux ligneux, notamment en termes de traitement de surface et de protection contre l’humidité. Les essences

de bois retenues doivent présenter une stabilité dimensionnelle suffisante et être exemptes de défauts structurels susceptibles de fragiliser la main courante (nœuds excessifs, fentes, gerces). Le DTU 36.1 recommande également un ponçage soigneux et l’absence d’arêtes vives, afin de garantir un confort de glissement de la main et de limiter les risques d’échardes. Dans les escaliers en bois soumis à un trafic important, comme dans les ERP ou les immeubles collectifs, un traitement de finition filmogène (vernis ou lasure haute résistance) est préconisé pour renforcer la durabilité et faciliter l’entretien courant.

Sur le plan constructif, la continuité de la main courante bois est un point clé : les assemblages doivent être réalisés avec des pièces de ferrure adaptées (manchons, jonctions cintrées, coudes) afin d’éviter toute discontinuité perceptible au toucher. Le DTU précise que la fixation sur limon ou sur mur doit être dimensionnée en fonction des charges d’exploitation et du type de support (maçonnerie pleine, cloison légère, ossature bois). Vous l’aurez compris, concevoir une main courante conforme ne se résume pas à choisir un beau profil en bois : c’est l’ensemble système bois + quincaillerie + support qui doit être pensé comme un « tout » cohérent et durable.

Accessibilité PMR selon l’arrêté du 20 avril 2017

L’arrêté du 20 avril 2017 relatif à l’accessibilité des établissements recevant du public et des installations ouvertes au public précise, dans son article 7.1, plusieurs exigences spécifiques concernant les mains courantes. Celles-ci doivent être situées à une hauteur comprise entre 0,80 m et 1,00 m à partir du nez de marche, être continues sur toute la longueur de l’escalier et se prolonger horizontalement d’au moins 0,28 m au-delà de la première et de la dernière marche. Cet arrêté introduit aussi la notion de continuité de préhension : une légère discontinuité physique (inférieure à 5 cm, voire 10 cm dans certains escaliers à fût central) peut être tolérée si la main peut poursuivre son mouvement sans « se perdre ».

Pour répondre aux besoins des personnes malvoyantes, la réglementation impose un contraste visuel entre la main courante et le support sur lequel elle est fixée. En pratique, cela signifie par exemple une main courante sombre sur un mur clair, ou inversement. Les mains courantes doivent en outre être rigides, non coupantes, aisément préhensibles et dépourvues d’aspérités. Dans les établissements accueillant de nombreux enfants (écoles, crèches, centres de loisirs), l’arrêté recommande l’installation d’une seconde main courante à une hauteur réduite, généralement 0,60 m à 0,70 m, afin d’offrir un appui adapté à leur taille. Ce dispositif double hauteur améliore considérablement la sécurité des déplacements pour toutes les générations.

Classification des escaliers et exigences différenciées en matière de mains courantes

Escaliers droits et hélicoïdaux : critères de hauteur et largeur déterminants

Les escaliers droits et les escaliers hélicoïdaux constituent la majorité des configurations rencontrées dans le résidentiel comme dans le tertiaire. Pour ces typologies, la largeur utile de l’escalier joue un rôle déterminant dans l’obligation d’installer une main courante de chaque côté. Dans les ERP, lorsque la largeur dépasse 1,20 m, la double main courante est en principe exigée afin de permettre à deux personnes de se croiser tout en conservant un appui. En dessous de ce seuil, une main courante unique peut être admise, principalement dans les bâtiments existants soumis à contraintes.

La hauteur réglementaire des mains courantes reste comprise entre 80 cm et 1 m à partir du nez de marche, sans oublier l’obligation de prolongement en haut et en bas de volée. Dans les escaliers droits, la mise en œuvre est relativement simple, mais les escaliers hélicoïdaux exigent une attention particulière, car la ligne de foulée est courbe et la variation de largeur de marche peut perturber la perception de l’espace. Dans ce cas, la main courante doit suivre au plus près le développement de l’escalier et conserver une distance régulière par rapport à l’axe de circulation. Imaginez la main courante comme un « rail » continu qui guide l’utilisateur tout au long de la montée : si ce rail se décale ou se brise, c’est la sécurité qui en pâtit.

Escaliers à vis et colimaçons : adaptations spécifiques du garde-corps

Les escaliers à vis ou en colimaçon, très appréciés pour leur gain de place et leur esthétique, posent des défis particuliers en matière de main courante. La réglementation admet ici certaines adaptations, notamment lorsque le fût central présente un diamètre inférieur à 40 cm : une seule main courante peut alors être tolérée, généralement positionnée côté extérieur sur le garde-corps périphérique. Cette tolérance s’explique par la faible largeur disponible et par le caractère souvent secondaire de ce type d’escalier dans un bâtiment.

Le garde-corps d’un escalier à vis doit cependant assurer une double fonction : empêcher les chutes dans le vide et offrir une préhension continue. La section supérieure du garde-corps doit donc être conçue comme une véritable main courante, avec un profil arrondi, un diamètre adapté et des fixations positionnées de manière à ne pas gêner le glissement de la main. Dans certains cas, notamment en milieu industriel ou dans les ERP, il peut être judicieux de prévoir une main courante rapportée distincte de la lisse haute du garde-corps pour mieux répondre aux exigences de préhension. Vous hésitez entre une main courante intégrée ou indépendante ? Posez-vous la question suivante : l’utilisateur pourra-t-il, en situation de panique ou de déséquilibre, s’y raccrocher fermement et sans obstacle.

Escaliers extérieurs en béton : résistance aux intempéries et corrosion

Les escaliers extérieurs en béton sont directement exposés à la pluie, au gel, aux UV et parfois aux atmosphères polluées ou salines. Ces conditions imposent des exigences renforcées pour les mains courantes, en particulier lorsqu’elles sont en métal. Les matériaux doivent présenter une excellente résistance à la corrosion (acier galvanisé à chaud, inox de nuance adaptée, aluminium thermolaqué) et les ancrages dans le béton doivent être protégés contre les infiltrations d’eau. Une main courante extérieure mal protégée peut rapidement rouiller, se déformer ou se desceller, avec un risque évident pour la sécurité des usagers.

Sur le plan fonctionnel, la main courante d’un escalier extérieur doit rester préhensible même en cas d’humidité ou de givre. Il est donc recommandé d’éviter les surfaces trop lisses et d’opter pour des finitions légèrement satinées ou texturées. La norme NF P01-012 rappelle par ailleurs l’importance d’une implantation à la bonne hauteur et d’une continuité de préhension, exactement comme en intérieur. La différence majeure ? Ici, la durabilité des scellements et la résistance aux cycles gel/dégel deviennent aussi importantes que le respect des cotes réglementaires. Un peu comme un garde-corps de balcon, la main courante extérieure doit être pensée pour « vivre dehors » pendant plusieurs décennies, sans perdre ses qualités mécaniques.

Escaliers industriels métalliques : normes EN ISO 14122-3

Dans les environnements industriels, les escaliers métalliques sont soumis à des normes européennes spécifiques, notamment la norme EN ISO 14122-3 relative aux moyens d’accès permanents aux machines et équipements. Cette norme définit les exigences en matière de garde-corps et de mains courantes pour les escaliers fixes, les passerelles et plateformes de travail. Elle impose par exemple une hauteur de main courante minimale de 110 cm pour les garde-corps industriels, supérieure à celle habituellement rencontrée dans le bâtiment, afin de tenir compte des contraintes de travail et des risques accrus de chute.

La norme EN ISO 14122-3 précise également les charges horizontales que doivent supporter les mains courantes et garde-corps, ainsi que les dimensions maximales des vides pour éviter le passage d’un corps ou d’un membre. Dans ces contextes, la main courante n’est pas seulement un élément de confort : elle fait partie intégrante d’un dispositif de protection collective destiné à prévenir les accidents du travail. La conception doit donc intégrer la compatibilité avec les EPI (gants, chaussures de sécurité), la présence éventuelle de produits chimiques et la nécessité d’une maintenance aisée. En cas de doute, il est recommandé de croiser les prescriptions de cette norme avec celles du Code du travail et des règles propres aux installations classées.

Dimensions réglementaires et hauteurs normalisées des mains courantes

Au-delà des textes spécifiques à chaque type de bâtiment, certaines dimensions de main courante se retrouvent de façon quasi systématique dans la réglementation française. La hauteur standardisée se situe entre 80 cm et 100 cm au-dessus du nez de marche, avec une hauteur courante de 90 cm dans les logements d’habitation et d’environ 80 à 90 cm dans les ERP pour faciliter l’accessibilité. Lorsque la lisse haute du garde-corps sert de main courante, elle doit au minimum respecter cette fourchette tout en satisfaisant les exigences de hauteur de protection contre la chute (90 cm en logement, 1 m en ERP, voire plus dans certains cas industriels).

La section de la main courante doit permettre une bonne prise en main. Les recommandations issues de la norme NF P01-012 retiennent un diamètre compris entre 30 et 50 mm, avec une valeur très courante de 40 à 42 mm en habitat collectif et en ERP. Pour les mains courantes de seconde hauteur destinées aux enfants, on privilégiera un diamètre légèrement inférieur (30 à 35 mm) afin d’adapter le grip à la taille de leur main. Un espace libre de 40 à 60 mm doit être maintenu entre l’arrière de la main courante et le parement du mur pour éviter que la main ne soit coincée et pour permettre un glissement fluide. Vous imaginez tenir un tube collé au mur ? L’absence d’espace rendrait la préhension quasi impossible, d’où l’importance de cette cote.

La longueur de la main courante doit couvrir intégralement la volée d’escalier et se prolonger au-delà de la première et de la dernière marche d’au moins 28 à 30 cm en ERP. Cette extension améliore la sécurité en offrant un appui avant d’engager la descente ou après avoir terminé la montée. La réglementation insiste également sur la continuité : les changements de direction doivent être accompagnés de coudes ou de raccords soigneusement étudiés pour éviter les ruptures brutales. Dans la pratique, on tolère un jeu maximal d’environ 5 cm entre deux tronçons de main courante, à condition que la main puisse naturellement « sauter » d’une portion à l’autre sans perdre son appui. On peut comparer cette continuité à celle d’une rambarde dans un train : quelques jeux existent entre les wagons, mais l’utilisateur ne doit jamais se retrouver sans appui sur plusieurs dizaines de centimètres.

Matériaux autorisés et contraintes techniques de fixation

La réglementation n’impose pas un matériau unique pour les mains courantes, mais exige qu’elles soient rigides, résistantes et non déformables lors d’une utilisation normale. Les matériaux les plus courants sont le bois, l’acier, l’inox, l’aluminium et certains composites plastiques hautes performances. En revanche, les cordes, chaînes ou dispositifs souples sont proscrits, car ils ne garantissent ni un appui stable ni une préhension fiable en cas de déséquilibre. Le choix du matériau doit également tenir compte de l’environnement : atmosphère intérieure sèche, milieu humide, environnement salin, zone industrielle avec agents chimiques, etc.

Le bois convient très bien aux usages résidentiels et tertiaires, à condition d’être correctement traité et entretenu. L’acier peint ou thermolaqué est apprécié pour sa robustesse et sa capacité à être façonné en formes variées, tandis que l’inox offre une excellente résistance à la corrosion et un entretien minimal, en particulier en extérieur ou dans les lieux publics. L’aluminium, plus léger, nécessite un dimensionnement et une fixation adaptés pour répondre aux efforts de traction et de flexion. Les revêtements de surface (peinture, anodisation, vernis) ne sont pas uniquement esthétiques : ils participent aussi à la durabilité de la main courante et à son confort au toucher (température, rugosité, glissance).

Concernant la fixation, plusieurs solutions coexistent : consoles murales vissées ou chevillées, scellements chimiques dans la maçonnerie, platines rapportées sur limon ou garde-corps, supports encastrés dans les parois. Quel que soit le système retenu, il doit pouvoir reprendre les efforts définis par les normes (souvent de l’ordre de 150 daN en charge horizontale ponctuelle) sans déformation excessive ni arrachement. Sur supports creux ou fragiles (cloisons en plaque de plâtre, briques alvéolaires), des renforts ou dispositifs de fixation spécifiques sont indispensables pour éviter que la main courante ne se détache au premier effort important. Une main courante n’est jamais aussi sécurisante que son point le plus faible : c’est souvent la cheville, la vis ou l’ancrage qu’il faut surdimensionner, plutôt que le tube lui-même.

Dérogations et cas particuliers d’exemption selon l’usage du bâtiment

Si le principe général impose une main courante à partir de trois marches, certains cas particuliers bénéficient de dérogations ou d’assouplissements, notamment dans l’existant. Dans les maisons individuelles, la main courante n’est pas expressément obligatoire par un texte unique, mais la jurisprudence et les obligations du bailleur en matière de sécurité tendent à la rendre quasi incontournable, surtout en présence d’enfants, de personnes âgées ou de personnes à mobilité réduite. Dans un logement en location, l’absence de rampe peut d’ailleurs être interprétée comme un manquement à l’obligation de délivrer un logement « décent » et sans danger manifeste pour les occupants.

Dans certains bâtiments anciens ou classés au titre des monuments historiques, l’installation de mains courantes peut se heurter à des contraintes architecturales fortes. Des solutions spécifiques sont alors étudiées avec l’Architecte des Bâtiments de France pour concilier conservation du patrimoine et mise en sécurité des circulations verticales. Il peut s’agir de mains courantes discrètes, de teinte proche de la pierre ou du bois d’origine, ou encore de dispositifs réversibles qui ne dénaturent pas l’ouvrage. De même, dans les escaliers très étroits des immeubles anciens, la largeur disponible entre murs peut rendre impossible l’installation de deux mains courantes opposées. L’administration peut alors accorder des dérogations, à condition qu’une solution alternative optimise malgré tout la sécurité.

Les établissements recevant du public disposent par ailleurs d’un régime de dérogation encadré, prévu par le Code de la construction et de l’habitation. Une dérogation peut être accordée pour impossibilité technique avérée, préservation du patrimoine architectural ou disproportion manifeste entre les travaux à réaliser et les améliorations attendues en termes d’accessibilité. Toutefois, ces dérogations restent l’exception et doivent faire l’objet d’une demande argumentée, examinée en commission d’accessibilité. En pratique, vous ne pouvez donc pas « décider » seul de vous affranchir d’une main courante : il faut démontrer l’impossibilité ou la disproportion, et proposer des mesures compensatoires (éclairage renforcé, bandes de vigilance, signalétique adaptée, etc.).

Sanctions et responsabilités en cas de non-conformité des installations

Le non-respect des obligations relatives aux mains courantes peut engager différentes formes de responsabilité, selon que l’on se situe dans un ERP, un immeuble collectif, un local de travail ou un logement individuel. Dans les établissements recevant du public, l’absence de main courante conforme peut être relevée par la commission de sécurité ou par les services de contrôle, conduisant à des prescriptions de mise en conformité, voire à la fermeture administrative partielle ou totale de l’établissement en cas de danger grave et imminent. Les maîtres d’ouvrage et exploitants sont alors tenus de réaliser les travaux nécessaires dans un délai imposé, sous peine de sanctions.

Sur le plan civil, en cas d’accident lié à une chute dans un escalier dépourvu de main courante ou équipé d’un dispositif non conforme, la responsabilité du propriétaire, du bailleur ou du syndicat de copropriété peut être engagée pour défaut d’entretien ou vice de conception. Les juges examinent alors si l’escalier respectait les normes en vigueur au moment de sa construction et s’il avait fait l’objet d’une mise à niveau raisonnable au regard de l’évolution des textes. Lorsque la non-conformité est avérée, l’indemnisation des victimes peut être lourde, d’autant plus si les conséquences sont graves (incapacité permanente, décès).

Dans le cadre professionnel, l’absence de main courante dans un escalier de travail peut constituer une infraction au Code du travail, susceptible de donner lieu à un procès-verbal de l’inspection du travail et à des sanctions pénales pour l’employeur. En cas d’accident du travail, la responsabilité pénale du dirigeant peut être recherchée pour mise en danger d’autrui ou manquement à son obligation de sécurité de résultat. Pour les concepteurs et installateurs (architectes, maîtres d’œuvre, entreprises de menuiserie ou de métallerie), la non-conformité d’une main courante peut également engager la responsabilité décennale si elle est à l’origine d’un désordre compromettant la sécurité des personnes. Héritage, location, revente, contrôle ERP : à chaque étape de la vie d’un bâtiment, la question de la conformité des escaliers et de leurs mains courantes revient, et avec elle celle des responsabilités en cas de défaut.

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